
Le Tribunal correctionnel de Dakar a examiné, mercredi, le dossier du journaliste Cheikh Yérim Seck, poursuivi pour diffamation à l’encontre de l’ancienne Première ministre Aminata Touré.
Selon le journal L’Observateur, le procureur de la République a requis six mois de prison avec sursis et une amende de 200 000 FCFA contre le journaliste, jugé par défaut en son absence.
Dans son réquisitoire, le procureur a souligné la gravité des accusations formulées par le journaliste dans un article publié récemment. Selon l’accusation, ces propos diffamatoires portaient une atteinte directe à l’honneur et à la réputation d’Aminata Touré.
“Les déclarations incriminées ne reposent sur aucun fondement. Elles constituent une atteinte grave à la dignité de la partie civile, justifiant ainsi une condamnation exemplaire.” – a plaidé le maître des poursuites.
Le dossier a été mis en délibéré et le verdict sera rendu dans les prochains jours. Cette affaire relance le débat sur la liberté de la presse et les limites du droit à l’information au Sénégal.
Les observateurs s’interrogent sur l’impact que pourrait avoir cette décision sur les pratiques journalistiques et la protection des personnalités publiques face aux attaques médiatiques.
Par Komi ABLE


