
La Guinée est de nouveau sous le feu des projecteurs pour des cas inquiétants de disparitions forcées, visant principalement des opposants politiques et des acteurs de la société civile. L’ONG Amnesty International tire la sonnette d’alarme face à cette situation alarmante.
Le cas le plus récent est celui de Abdoul Sacko, enlevé le 19 février à son domicile à Conakry. Retrouvé en brousse dans un état critique, il aurait subi de graves tortures avant d’être abandonné par ses ravisseurs.
D’autres figures emblématiques de la contestation sont toujours portées disparues, notamment Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, dont on n’a plus de nouvelles depuis plus de sept mois.
De passage à Paris, Souleymane Sow, directeur exécutif d’Amnesty International Guinée, a dénoncé un retour aux pratiques répressives d’un autre temps.”On ne pensait vraiment plus revoir des cas de disparitions forcées dans notre pays.
C’est une grave atteinte aux droits humains, et nous demandons au gouvernement guinéen de faire toute la lumière sur ces enlèvements et d’assurer la protection des citoyens.”
Ces disparitions s’inscrivent dans un contexte politique tendu en Guinée, marqué par une répression accrue des voix dissidentes.
Les défenseurs des droits humains appellent la communauté internationale à faire pression sur les autorités guinéennes afin d’obtenir des réponses sur le sort des disparus et de garantir le respect des libertés fondamentales.
Par Komi ABLE


