
Le conflit au Moyen-Orient met à rude épreuve les fragiles équilibres économiques du continent africain. Entre la flambée des prix des matières premières et les menaces sur la sécurité alimentaire, les pays importateurs de pétrole apparaissent comme les plus exposés à cette nouvelle crise.
À peine sortie d’une décennie de croissance heurtée, l’Afrique fait face à un nouveau choc conjoncturel. Selon le Fonds monétaire international (FMI), la guerre au Moyen-Orient aurait déjà amputé la croissance régionale de 0,3 point en 2026. Cette situation s’explique notamment par la hausse brutale des cours du pétrole, avec un baril de Brent ayant atteint 118 dollars en mars avant de se replier légèrement.
Au-delà de l’énergie, les engrais et les métaux connaissent également des tensions sur les marchés internationaux. Cette hausse généralisée des coûts de production pèse directement sur les économies africaines, en particulier celles dépendantes des importations pour leur industrie et leur agriculture.
Dans ce contexte, les perspectives de reprise restent fragiles. Les experts alertent sur le risque d’une inflation importée persistante, susceptible d’aggraver l’insécurité alimentaire et de freiner les efforts de développement sur le continent.
Par Komi ABLE

