
La Casamance a célébré, ce 16 mai, la Journée internationale du vivre ensemble en paix dans un contexte chargé de symboles. Dans cette région longtemps éprouvée par le conflit, les acteurs religieux et communautaires ont réaffirmé leur engagement pour la cohésion sociale et la consolidation de la paix, à l’initiative de la Fédération des Associations Religieuses et Culturelles de Casamance (FEDARCC).
Réunissant responsables religieux, autorités administratives, acteurs communautaires et jeunes, cette rencontre a servi de cadre d’échanges autour des mécanismes de résilience et du rôle des nouvelles générations dans la construction d’une paix durable.
Dans son allocution d’ouverture, le président de la FEDARCC, Chérif Boun Chamsidine Aïdara, a insisté sur la nécessité d’aller au-delà de la simple absence de violence.
« La paix se construit à travers notre capacité à surmonter les traumatismes et à transformer les tensions en opportunités de coopération », a-t-il déclaré devant l’assistance.
Selon lui, la résilience communautaire repose sur plusieurs piliers fondamentaux : l’acceptation des différences culturelles et religieuses, le dialogue permanent entre les communautés, la solidarité sociale face aux crises ainsi qu’une éducation fondée sur la tolérance et la non-violence.
Pour les organisateurs, ces valeurs constituent aujourd’hui des leviers indispensables pour renforcer la stabilité dans une région encore marquée par les séquelles du conflit.
La jeunesse au cœur des échanges
Le second temps fort de la rencontre a porté sur la place de la jeunesse dans le processus de paix. Prenant la parole lors du panel, la directrice régionale de la famille, Mariama Diallo, a souligné l’importance d’impliquer davantage les jeunes dans les initiatives citoyennes et communautaires.
En Casamance, la jeunesse est perçue comme un acteur clé de la transformation sociale. À travers les projets éducatifs, culturels et associatifs, de nombreux jeunes participent activement à la promotion du dialogue et du vivre ensemble.
Cette mobilisation traduit, selon plusieurs intervenants, une volonté collective de tourner définitivement la page des divisions pour construire un avenir plus apaisé.
Un message d’espoir
Dans une région où la question de la paix demeure centrale, la célébration du 16 mai a pris une dimension particulière. Elle s’est imposée comme un moment de réflexion, mais aussi comme un signal fort en faveur de la réconciliation et du renforcement du tissu social.
Clôturant son intervention, Chérif Aïdara a invité les communautés à poursuivre leurs efforts pour préserver la paix et renforcer l’unité.
Citant Nelson Mandela, il a rappelé que : « La plus grande gloire de la vie ne réside pas dans le fait de ne jamais tomber, mais dans celui de se relever à chaque chute. »
Un message accueilli comme un appel à la persévérance et à l’espoir dans une Casamance en quête de stabilité durable.
Par Aminata Diatta


