
Plus de 1 700 journalistes ont été tués dans le monde entre 2006 et 2024, et près de neuf assassinats sur dix n’ont donné lieu à aucune condamnation judiciaire. C’est le constat alarmant de l’UNESCO, publié à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée le 2 novembre.
Dans son rapport intitulé « Les menaces évoluent. L’impunité perdure », l’organisation dénonce la persistance des violences et du harcèlement contre les professionnels des médias.
Le Moyen-Orient reste la région la plus dangereuse, avec 97 journalistes tués au cours des deux dernières années, notamment dans le contexte de la guerre à Gaza. L’Ukraine, la Somalie et le Soudan figurent également parmi les pays les plus meurtriers.
En Afrique, Reporters sans frontières (RSF) a recensé cette année deux journalistes tués, en Ouganda et en Somalie. Dans les zones de conflit, les journalistes locaux représentent 90 % des victimes, en raison notamment de leur exposition aux violences.
Par Komi ABLE


