
Fondé en 1912 par Serigne Massamba Mbacké, frère et secrétaire de Cheikh Ahmadou Bamba, Darou Karim demeure un village chargé d’histoire mais toujours enclavé.
Situé à une dizaine de kilomètres de la Grande Mosquée de Touba et à proximité de l’hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim, le village fait face à un manque criant de routes praticables et à des difficultés récurrentes d’approvisionnement en eau.
À l’approche du Magal de Serigne Massamba, célébré le 16 février 2026, une journée d’investissement humain a mobilisé fidèles et volontaires. Des camions à ordures ont sillonné les ruelles pour assainir la localité et préparer l’événement religieux.
À l’entrée du village, la mosquée aux cinq minarets, dont trois dominent déjà l’horizon, rappelle l’héritage spirituel laissé il y a plus d’un siècle. Malgré cet héritage prestigieux, les autorités religieuses interpellent l’État pour désenclaver et mieux doter Darou Karim en infrastructures de base.
Par Komi ABLE


