
La crise provoquée par la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba à l’Université Cheikh Anta Diop a entraîné une onde de choc jusque dans les rangs des forces de sécurité. Le ministre de l’Intérieur, Bamba Cissé, a pris une décision d’une rare fermeté en relevant de leurs fonctions tous les responsables du commandement des unités engagées sur le terrain lors des événements.
Cette mesure vise directement la chaîne hiérarchique, et non les seuls agents d’exécution. En procédant à cette mise à l’écart collective, le ministre entend établir clairement que les responsabilités ne se limitent pas aux interventions visibles, mais concernent aussi ceux qui ont planifié, supervisé et donné les ordres opérationnels.
Cette purge est perçue comme un signal fort adressé à l’opinion publique et à la communauté universitaire. Elle traduit une volonté d’éviter toute interférence dans les enquêtes en cours et de garantir la transparence dans la recherche de la vérité.
En frappant au sommet du commandement, les autorités cherchent à restaurer la crédibilité de l’institution policière, tout en affirmant que la gestion d’une crise aussi grave appelle des décisions exceptionnelles.
Par Komi ABLE


