
Les chauffeurs de taxis-banlieue, communément appelés « clandos », ont fait face à la presse samedi 7 février 2026 à Guédiawaye pour dénoncer les tracasseries policières dont ils sont victimes au quotidien. Pour protester, ils ont observé une grève de 24 heures, soulignant leur rôle crucial dans le transport urbain.
Pape Yoro Guèye, président de la fédération des garages de taxis clandos du Sénégal, a dénoncé la stigmatisation des chauffeurs. « Malgré notre contribution essentielle au transport, on nous fait passer pour des clandestins, et nous sommes parfois traités avec irrespect », a-t-il affirmé.
Selon lui, des agents de police s’arrogent le droit d’arracher permis et documents sans vérification, provoquant parfois des confrontations. Certains chauffeurs se voient ensuite infliger des amendes ou des arrestations arbitraires.
Face à ces difficultés, Pape Yoro Guèye appelle l’État à régulariser le secteur, afin que les taxis clandos disposent d’un statut légal et soient reconnus comme les autres acteurs du transport au Sénégal.
Par Komi ABLE


