
Dans son Adresse à la Nation, le président Bassirou Diomaye Faye a relancé le débat sur une révision constitutionnelle présentée comme un pilier de la refondation de l’État. Transparence, responsabilité, justice sociale : les mots sont forts. Mais que recouvrent concrètement ces principes ? Quels articles seront modifiés ? Et surtout, cette réforme marquera-t-elle une véritable rupture ou une continuité du système existant ?
Le chef de l’État insiste sur une concertation large, associant partis politiques, société civile et citoyens. Une promesse d’inclusivité qui interroge. Comment garantir une participation réelle ? Quels mécanismes permettront d’éviter la confiscation du débat par des élites installées ? Le calendrier sera-t-il compatible avec un dialogue apaisé ?
Au-delà des intentions, la question du rééquilibrage des pouvoirs demeure centrale. Jusqu’où ira la limitation de l’exécutif ? Le Parlement et la justice sortiront-ils renforcés ? Cette Constitution annoncée saura-t-elle résister aux crises futures, ou sera-t-elle mise à l’épreuve par la réalité du pouvoir démocratique ?
Par Komi ABLE


