
Invité à Passy lors de la clôture des journées culturelles et sportives, le Premier ministre Ousmane Sonko a donné une portée nationale à une doléance locale : l’absence de lycée. Le coût du projet, estimé à 3,5 milliards de FCFA, a servi de point d’appui à une réflexion plus large sur les priorités publiques et les freins structurels au développement.
Face aux appels à la libération de responsables accusés de détournements, le chef du gouvernement a exprimé son incompréhension. « Imaginez : celui qui a détourné 100 milliards, combien de lycées aurait-on pu construire ? », a-t-il lancé, interpellant une opinion parfois prompte à relativiser la gravité de ces crimes économiques.
S’appuyant sur les rapports de la Cour des comptes, de l’IGE et de l’OFNAC, Ousmane Sonko a rappelé que chaque franc détourné est une école, un hôpital ou un poste de santé en moins. Une manière d’insister : sans rigueur financière ni reddition des comptes, les promesses de développement resteront de simples slogans.
Par Komi ABLE


