
Au cœur du Delta du Saloum, des centaines de femmes s’aventurent quotidiennement dans les bolongs et la mangrove pour maintenir leurs activités génératrices de revenus. Regroupées en GIE ou en unions locales, elles s’investissent dans la transformation de produits halieutiques, un travail exigeant qui les oblige à parcourir plusieurs kilomètres à bord de pirogues de fortune, malgré des conditions souvent précaires.
Dans les estuaires de Toubacouta, Némabah, Sokone, Bettenty ou Palmarin, ces femmes insulaires refusent l’immobilisme. Elles affrontent les méandres des eaux salées pour collecter et transformer les ressources marines, malgré la rareté croissante des produits et le manque de moyens matériels qui freinent l’évolution de la filière.
Porté par un écosystème marin exceptionnel, le Delta du Saloum leur offre encore des opportunités. La transformation halieutique, bien qu’éreintante, reste l’un des piliers économiques de ces communautés et contribue à l’autonomisation de femmes déterminées à préserver leur dignité et leurs activités.
Par Komi ABLE


