
La crise postélectorale qui secoue le Cameroun depuis l’élection présidentielle du 12 octobre a fait 16 morts et conduit à l’arrestation de plus de 800 personnes, selon les chiffres officiels annoncés mercredi par le ministre de l’Administration territoriale. Ces données font suite à une accalmie relative dans les grandes villes du pays.
Cependant, l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui revendique la victoire, avance un bilan de 55 morts. Plusieurs ONG estiment à une quarantaine le nombre de victimes et dénoncent des milliers d’interpellations lors des violences postélectorales.
Human Rights Watch (HRW) dénonce l’usage de la force létale par la police et la gendarmerie contre les manifestants et appelle les autorités à mettre fin aux abus, à mener des enquêtes indépendantes et à traduire les responsables en justice. Le rapport souligne l’importance de garantir la protection des civils et le respect des droits humains dans le contexte postélectoral.
Par Komi ABLE


