
Une cour constitutionnelle de la République centrafricaine a commencé mercredi l’examen d’une requête demandant la disqualification du président Faustin Archange Touadéra pour l’élection présidentielle prévue en décembre. La requête a été déposée par l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique, une organisation de la société civile, qui affirme que le chef de l’État ne remplirait pas les critères constitutionnels pour se présenter.
Élysée Nguimalé, président du groupe, conteste la filiation du président, arguant que son nom « Touadéra » signifierait dans sa langue maternelle « un enfant abandonné par ses oncles maternels », laissant entendre que le père de Touadéra serait inconnu, ce qui rendrait son origine ambiguë selon l’article 65 du Code de la famille.
Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, a rejeté cette démarche, la qualifiant d’outil destiné à « semer la confusion parmi la population ». Aucun délai n’a encore été fixé pour la décision finale de la cour.
Par Komi ABLE


