
En Tunisie, un homme a été condamné à mort pour avoir tenu des propos jugés offensants à l’égard du président Kaïs Saïed.
Selon les médias locaux, le prévenu aurait diffusé sur les réseaux sociaux des vidéos critiquant ouvertement la gouvernance du chef de l’État et la dérive autoritaire du régime.
Le verdict, prononcé par un tribunal militaire, suscite une vive indignation parmi les défenseurs des droits humains, qui dénoncent un retour inquiétant à la répression politique.
Depuis son coup de force de juillet 2021, Kaïs Saïed concentre entre ses mains la quasi-totalité des pouvoirs, marginalisant l’opposition et muselant la presse.
Cette condamnation à mort, rarissime pour un délit d’opinion, symbolise selon plusieurs observateurs la radicalisation du pouvoir tunisien face à toute voix dissidente. Les organisations internationales appellent à la clémence et au respect des libertés fondamentales.
Par Komi ABLE


