
L’arrestation, le 2 octobre 2025, par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) d’un individu soupçonné de faux, usage de faux et trafic de migrants, relance le débat sur l’ampleur du phénomène migratoire illégal dans la sous-région. L’affaire a éclaté après la plainte de deux victimes, dupées par de fausses promesses de voyage en Europe contre quatre millions de francs CFA chacune.
Mais au-delà de ce cas isolé, une question s’impose : combien d’autres jeunes continuent de tomber dans le piège de ces trafiquants, séduits par le rêve européen ? Les réseaux de migration clandestine semblent se réinventer sans cesse, profitant de la désillusion économique et du manque de contrôle sur les circuits de voyage privés.
Cette arrestation suffira-t-elle à dissuader les faussaires et à rétablir la confiance dans les dispositifs de lutte contre la traite humaine ? Ou faudra-t-il repenser en profondeur la prévention et la sensibilisation auprès des populations vulnérables ?
Par Komi ABLE


