
Invité de l’émission Ultimatum sur Seneweb, Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, a mis le doigt sur une plaie sensible : la crise de confiance persistante entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI). Dans un contexte de dette croissante et de débat sur la transparence budgétaire, le militant estime que certaines prises de position politiques du gouvernement n’ont fait qu’envenimer la situation.
Quand Alioune Tine évoque les « discours fougueux » du Premier ministre sur la dette cachée, il met en lumière une question plus large : la communication politique peut-elle fragiliser la crédibilité financière d’un État ? Le FMI, souvent perçu comme un partenaire exigeant, évalue autant les chiffres que la stabilité du discours officiel.
Mais le problème n’est-il pas plus profond ? Entre souveraineté économique revendiquée et dépendance structurelle à l’aide internationale, le Sénégal peut-il encore tracer sa propre voie sans heurter ses bailleurs ? La réponse, sans doute, se trouve dans un nouvel équilibre entre transparence, responsabilité et diplomatie économique.
Par Komi ABLE


