
Après trois années de détention, le contre-amiral Bubo Na Tchuto retrouve enfin la liberté. Accusé d’avoir tenté un coup d’État contre le président Umaro Sissoco Embaló en février 2022, l’ancien chef de la marine bissau-guinéenne a toujours clamé son innocence, dénonçant une manipulation politique destinée à « salir son nom ». Le tribunal militaire a finalement tranché : faute de preuves, aucune charge ne justifie son maintien en prison.
Mais cette libération signe-t-elle la fin d’un long bras de fer entre l’armée et le pouvoir civil en Guinée-Bissau ? Dans un pays marqué par les mutineries et putschs récurrents, le retour d’une figure aussi emblématique que Bubo Na Tchuto pourrait-il raviver les tensions internes au sein des forces armées ?
Ancien héros de la guerre de libération et acteur de la mutinerie de 1999, l’amiral reste une figure controversée. Entre symbole d’injustice pour les uns et menace pour la stabilité pour les autres, son avenir politique demeure une énigme lourde de conséquences pour Bissau.
Par Komi ABLE


