
La condamnation de Joseph Kabila à la peine de mort par contumace ce 30 septembre 2025 relance les tensions historiques avec le président Félix Tshisekedi. Depuis 2018, leur relation a été marquée par une cohabitation difficile, où Kabila et ses alliés contrôlaient la majorité parlementaire et des leviers stratégiques de l’État, tandis que Tshisekedi tentait progressivement de reprendre le contrôle des institutions et des ressources publiques.
Les griefs réciproques concernent également la sécurité dans l’Est du pays. Le gouvernement accuse Kabila et certains réseaux liés à l’ancien pouvoir de soutenir indirectement des groupes armés comme le M23, contribuant à l’instabilité, tandis que Kabila dénonce une justice politisée et des poursuites à caractère partisan.
Au-delà des aspects judiciaires et sécuritaires, la rivalité se joue aussi sur le plan économique et politique, avec le contrôle des ministères clés et des entreprises publiques. La condamnation récente accentue la polarisation et pourrait compliquer toute sortie politique négociée, rendant crucial un dialogue pour apaiser le climat national.
Par Komi ABLE


