
Une vague de violences secoue actuellement la ville de Casablanca, plongeant la communauté ouest-africaine dans l’angoisse.
Le 23 juin dernier, de violents affrontements entre deux bandes rivales ivoiriennes, dirigées respectivement par les dénommés Komos et Adamo alias « Tunisie », ont transformé plusieurs quartiers de la métropole marocaine en véritables zones de guerre.
Ces deux groupes, bien connus des services de sécurité en Côte d’Ivoire, auraient profité de leur présence au Maroc pour y poursuivre leurs activités criminelles. Ce jour-là, leurs hommes se sont affrontés à coups d’armes blanches et d’actes de vandalisme en pleine rue, sous les yeux stupéfaits des habitants.
Face à l’ampleur des violences, des citoyens marocains sont descendus dans les rues dès le lendemain pour protester contre l’insécurité grandissante. Mais ces actions ont rapidement dégénéré en représailles ciblées, débouchant sur une chasse aux ressortissants ouest-africains, sans distinction d’identité ni d’implication dans les violences.
« Un Sénégalais, totalement étranger aux événements, a été grièvement blessé. Il est aujourd’hui entre la vie et la mort », déplore une source locale jointe par exclusif.net. D’autres témoignages font état d’agressions et de menaces à l’encontre de personnes originaires du Mali, du Burkina Faso ou encore de la Guinée.
Ces événements ravivent le débat sur la protection des migrants subsahariens au Maroc et sur les risques liés à l’infiltration de groupes criminels dans les diasporas.
Des appels à la vigilance et à la solidarité ont été lancés, tandis que plusieurs associations de défense des droits humains exhortent les autorités marocaines à agir rapidement pour sécuriser les populations vulnérables et éviter toute escalade xénophobe.
Par Komi ABLE


