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Affaire Kocc Barma : les téléphones de Babacar Dioum livrent des secrets accablants, l’enquête entre dans une nouvelle phase

L’affaire Kocc Barma prend une nouvelle tournure. Babacar Dioum, alias Kocc Barma, cerveau présumé d’un vaste réseau de cybercriminalité à caractère sexuel, a bénéficié ce lundi d’un retour de parquet après sa première présentation devant le procureur. Il devra passer une nouvelle nuit dans les locaux d’un commissariat dakarois, en attendant un second déferrement prévu demain au tribunal de grande instance de Dakar.

Fils de Cheikh Tall Dioum, Babacar Dioum est accusé d’avoir mis en place et entretenu pendant plus de six ans une industrie de chantage numérique à grande échelle, centrée autour de contenus à caractère pornographique. Selon les éléments de l’enquête, près de 5 000 personnes auraient été ciblées dans ce système de sextorsion, dont les ramifications touchent à des délits graves : stockage illicite de données personnelles, diffusion de contenus obscènes, chantage, extorsion de fonds et blanchiment d’argent.

D’après les révélations du quotidien Libération, l’opération menée par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) a été minutieusement préparée. Les enquêteurs ont commencé par neutraliser la plateforme “Babiporno”, successeur de “Seneporno”, en prenant le contrôle technique du site. Cette intervention, survenue vendredi 18 juillet à 18 heures, a ouvert la voie à une traque numérique plus poussée.

Grâce à l’exploitation des téléphones portables de l’accusé, les enquêteurs ont pu accéder à de précieuses données : historiques de conversations, virements bancaires, preuves de transactions publicitaires, ainsi que des fichiers compromettants stockés sur des serveurs externes. Certaines factures publicitaires ont été directement établies au nom d’El Hadji Babacar Dioum, établissant un lien formel entre l’homme et les revenus tirés de ces activités illégales.

Alors que l’affaire défraie la chronique depuis plusieurs jours, de nombreuses victimes présumées commencent à se manifester.

Des ONG de défense des droits numériques et de la protection de la vie privée appellent à une prise en charge psychologique des victimes et à un renforcement du cadre légal contre la cybercriminalité sexuelle.

Si les charges sont retenues en l’état, Babacar Dioum risque de lourdes peines, notamment au titre du Code pénal sénégalais et de la loi sur la cybercriminalité. La justice sénégalaise entend faire de ce dossier un exemple dans la lutte contre la criminalité en ligne.

Par Komi ABLE

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