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Les diplômés de l’INSEPS dénoncent une injustice sur leurs diplômes lors d’un point de presse ce 9 juillet 2025

Par Oumy Thiare

Réunis en point de presse ce 9 juillet, les diplômés des 41e, 42e et 43e promotions de l’Institut National Supérieur de l’Éducation Populaire et du Sport (INSEPS) ont vigoureusement dénoncé une situation qu’ils qualifient de “profonde injustice” et de “violation manifeste de la législation en vigueur”. Ils tirent la sonnette d’alarme sur la non-conformité de leur diplôme et les conséquences dramatiques que cela entraîne pour leur avenir professionnel.

Un diplôme non conforme : le cœur du malaise

Après six années de formation intensive à l’INSEPS, ces diplômés de haut niveau s’attendaient à obtenir le Certificat d’Aptitude au Professorat d’Éducation Physique et Sportive (CAPEPS), diplôme légalement reconnu selon le décret n°2008-1331 du 13 novembre 2008. À leur grande surprise, ils ont reçu une attestation relative au Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Secondaire (CAES), option Éducation Physique et Sportive – un diplôme qu’ils jugent inadapté, non conforme et juridiquement inapplicable à leur cas.

Ils rappellent que le décret n°2017-1508 portant création du CAES ne s’applique nullement à l’INSEPS et n’a en aucun cas abrogé celui instaurant le CAPEPS. Résultat : un flou juridique persistant, un blocage administratif et une marginalisation dans les procédures d’intégration dans la fonction publique, malgré l’obtention d’attestations d’équivalence délivrées par la Fonction publique elle-même.

“Nous avons été recrutés par le ministère de l’Éducation nationale, mais notre intégration est bloquée depuis des années. Nos collègues issus d’autres institutions comme la FASTEF ou l’UGB, eux, sont intégrés sans difficulté.” – déplore un membre du collectif.

Dialogue de sourds avec l’administration de l’INSEPS

Les diplômés reviennent également sur une rencontre tenue le 2 mai 2025 avec l’administration de l’INSEPS. Face à leur demande claire de rétablissement du CAPEPS, l’administration leur a opposé une fin de non-recevoir, renvoyant la responsabilité vers d’autres autorités, notamment le Recteur de l’UCAD et le Président de la République.

L’argument principal de l’INSEPS repose sur le décret de 2017 qui, selon elle, permettrait à toutes les facultés offrant une formation de niveau bac+6 de délivrer le CAES. Une lecture juridique que contestent fermement les diplômés :

“Le CAES n’a jamais été prévu pour l’INSEPS. Ce décret ne concerne pas notre institut. Il ne peut abroger un texte qui n’est même pas mentionné dans ses visas.”

Le collectif souligne aussi que le système LMD, invoqué par l’administration, ne justifie en aucun cas un changement de la nature du diplôme professionnel. Les écoles d’ingénieurs, par exemple, continuent de délivrer le diplôme d’ingénieur tout en étant intégrées au système LMD.

Un appel solennel au Président de la République

Face à l’impasse, les diplômés ont officiellement adressé un mémorandum au Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, sollicitant :

  • Le rétablissement immédiat du CAPEPS comme diplôme officiel de l’INSEPS ;
  • Leur intégration sans condition dans la fonction publique, avec finalisation de leurs dossiers sur la plateforme E.carrière ;
  • La publication d’un texte réglementaire clair justifiant, le cas échéant, la délivrance du CAES par l’INSEPS ;
  • Le respect strict des textes réglementaires pour préserver la crédibilité de la profession d’enseignant en EPS ;
  • Des explications officielles sur le blocage de leurs dossiers, malgré les équivalences accordées.

“Nous sommes des professionnels qualifiés, pas des victimes administratives”

En concluant leur déclaration, les membres du collectif appellent les médias, l’opinion publique et la société civile à relayer leur cause. Ils affirment ne rien demander d’autre que l’application du droit et le respect des textes réglementaires.

“Nous sommes prêts à servir notre pays avec loyauté. Mais nous exigeons le respect de la loi. Nous voulons être intégrés comme tous les autres enseignants, avec un diplôme légalement reconnu.”

Alors que le pays mise sur la jeunesse et la qualification de ses enseignants, ces diplômés se disent trahis par un système qui les forme mais ne les reconnaît pas. Leur combat, désormais, dépasse leurs propres cas : ils entendent alerter pour que les futures promotions ne soient pas confrontées au même sort.

Le Collectif des diplômés des 41e, 42e et 43e promotions de l’INSEPS appelle solennellement à une résolution rapide et juste de cette crise.

1 Commentaire

  • Omar Batama DIATTA

    Merci pour le soutien

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