
L’ambiance était particulière ce mardi matin au tribunal de première instance d’Abomey-Calavi, où un citoyen a été interpellé de manière inattendue pour avoir perturbé le bon déroulement d’une audience.
L’homme, la trentaine révolue, a fait irruption dans la salle d’audience alors qu’une affaire était en cours… téléphone collé à l’oreille. Sans se soucier du silence exigé en pareille circonstance, il poursuivait tranquillement sa conversation, au grand étonnement de l’assistance.
Malgré les regards désapprobateurs et les signes discrets du greffier, il a continué à parler à haute voix. Le président du tribunal a dû interrompre la séance pour lui demander de sortir immédiatement ou de raccrocher. Mais loin de s’exécuter, l’intéressé a lancé un commentaire jugé déplacé à l’endroit du magistrat.
« Vous n’êtes pas mon chef, je termine mon appel », aurait-il déclaré, selon des témoins.
Face à ce comportement jugé outrageant à l’autorité judiciaire, le président a ordonné à l’agent de sécurité de le maîtriser. Le contrevenant a été aussitôt menotté, puis conduit hors de la salle. Une procédure pour outrage à magistrat et trouble à l’audience pourrait être ouverte à son encontre.
L’incident a légèrement retardé la suite des audiences, mais a également relancé le débat sur le respect dû aux institutions judiciaires. Certains avocats présents ont déploré un relâchement des comportements civiques dans les enceintes des tribunaux.
Par Komi ABLE


