
L’arrestation de l’artiste et activiste togolais Aamron, de son vrai nom Tchala Essowè Narcisse, dans la nuit du 26 mai, soulève une vive inquiétude au sein de l’opposition. Aux alentours de 23h, un peloton de gendarmerie est intervenu à son domicile, procédant à une interpellation jugée irrégulière par la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP).
Dans un communiqué publié ce mardi, la coalition politique dénonce une « violation manifeste » des droits fondamentaux et du cadre légal en vigueur. La DMP rappelle notamment que le Code de procédure pénale togolais interdit les arrestations à domicile entre 18h et 6h, sauf cas exceptionnels prévus par la loi.
S’appuyant également sur les textes internationaux, la DMP évoque une arrestation « arbitraire », contraire aux dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Charte africaine des droits de l’homme. Elle exige la libération immédiate d’Aamron et appelle à une mobilisation citoyenne pour la défense des libertés fondamentales.
Par Komi ABLE


