
En République démocratique du Congo, un rapport central de la commission spéciale du Sénat pourrait marquer un tournant dans la carrière politique de l’ex-président Joseph Kabila. Accusé de complicité avec le groupe armé AFC/M23 par la justice militaire, Kabila a vu son immunité levée il y a moins d’une semaine, ouvrant la voie à d’éventuelles poursuites judiciaires.
Le rapport, que RFI a pu consulter, détaille les éléments ayant motivé cette décision inédite. Il évoque notamment des liens présumés entre l’ancien chef de l’État et certains hauts responsables du mouvement rebelle, actuellement actif dans l’est du pays.
Des sources proches du groupe AFC/M23 ainsi que de l’entourage de Kabila affirment sa présence récente à Goma, une zone sous forte tension. Ce déplacement, à un moment aussi sensible, alimente les soupçons de coordination ou de soutien logistique.
L’affaire suscite de vives réactions sur la scène politique congolaise, certains dénonçant une instrumentalisation de la justice, d’autres saluant un pas vers la fin de l’impunité. L’ancien président, lui, n’a pas encore réagi publiquement.
Par Komi ABLE


