
À quelques semaines de l’élection pour la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) prévue le 29 mai prochain, les discussions s’intensifient autour des candidats en lice, dont le Sénégalais soutenu par son pays, face notamment au Mauritanien Sidi Ould Tah.
Si certains États de la sous-région ouest-africaine envisagent de se détourner du candidat sénégalais pour appuyer une autre candidature, le Dr Magatte Wade relativise l’impact de cette orientation sur l’issue du scrutin.
“Ces pays ne représentent pas, tous réunis, plus de 4 % du pouvoir de vote”, a-t-il rappelé dans des propos relayés par Seneweb. Une déclaration à prendre au sérieux, car Magatte Wade connaît bien l’institution : il est ancien chef des services de communication de la BAD, ancien secrétaire général des institutions africaines de financement du développement, et auteur du livre La BAD : réformer la gouvernance face au piège de la pauvreté (Éditions L’Harmattan, Paris).
Selon lui, le pouvoir de vote des États dans cette institution dépend essentiellement de leur contribution au capital, ce qui confère un poids déterminant à certains pays donateurs et partenaires extérieurs, plutôt qu’aux seuls pays africains.
Ce rappel intervient dans un contexte diplomatique sensible, où les enjeux de représentation régionale, de leadership économique et de solidarité africaine sont plus que jamais scrutés.
Par Komi ABLE


