
Depuis l’accession au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, le Sénégal est en pleine refonte administrative. Fidèles à leurs engagements de campagne, les nouvelles autorités dénoncent un recrutement basé sur le clientélisme qui aurait gangrené l’administration publique durant des décennies.
En conséquence, plusieurs ministères, sociétés nationales et structures publiques ont procédé à des licenciements massifs, mettant fin à de nombreux contrats jugés irréguliers ou politiquement motivés. Cette politique d’assainissement vise à restaurer la méritocratie et à rationaliser les dépenses publiques.
Cependant, cette vague de mises à l’écart pourrait engendrer une crise sociale si des mesures d’accompagnement ne sont pas mises en place. Les employés licenciés, souvent chefs de famille, se retrouvent sans ressources dans un contexte économique déjà difficile.
Certains syndicats et acteurs de la société civile appellent ainsi le gouvernement à instaurer un cadre de reconversion ou de réinsertion professionnelle pour éviter une explosion du chômage et des tensions sociales.
La réforme de l’administration publique sénégalaise semble inévitable, mais elle doit s’accompagner d’un dialogue inclusif et de solutions alternatives afin d’éviter que le changement ne devienne une source d’instabilité sociale.
Par Komi ABLE


