
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) est secouée par une affaire de falsification de notes, impliquant V. M. N. Diouf, un étudiant en Master 2 à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines. Arrêté puis déféré, il est au cœur d’une enquête menée par la Direction spéciale de la cybersécurité (DSC) depuis novembre dernier.
Tout commence lorsque le Doyen de la Faculté, le Professeur Alioune Badara Kandji, saisit la DSC pour signaler des irrégularités dans la gestion des notes des étudiants. Sa plainte vise D. Faye, un contractuel chargé de la gestion de la base de données, ainsi qu’un complice non identifié (X).
D. Faye avait pour mission de gérer les notes des étudiants, mais des suspicions émergent lorsque des modifications suspectes sont détectées dans le système. L’enquête met en évidence des manipulations frauduleuses bénéficiant à certains étudiants, dont V. M. N. Diouf, qui aurait vu ses résultats améliorés de manière artificielle.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les notes auraient été modifiées à distance, exploitant une faille dans le système informatique de la faculté. Il semblerait que D. Faye ait utilisé son accès privilégié pour modifier les résultats, probablement en échange d’avantages.
L’enquête se poursuit pour identifier d’autres étudiants impliqués et déterminer si une véritable filière de falsification de notes existait au sein de l’UCAD.Cette affaire met en lumière un problème récurrent dans le milieu universitaire : la fraude aux examens et la falsification des résultats académiques.
La justice sénégalaise veut faire de cette affaire un exemple, afin de dissuader toute tentative future de manipulation des évaluations universitaires.L’UCAD, l’une des institutions académiques les plus prestigieuses d’Afrique de l’Ouest, cherche ainsi à préserver son intégrité et la crédibilité de ses diplômes.
Des mesures pourraient être prises pour renforcer la sécurité informatique et éviter que de telles fraudes ne se reproduisent à l’avenir.
Par Komi ABLE


