
Le réalisateur burkinabè Dani Kouyaté a été couronné de l’Étalon d’or de Yennenga lors de la 29ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) pour son long-métrage “Katanga, la danse des scorpions”.
Cette distinction marque un moment historique pour le Burkina Faso, qui n’avait pas remporté ce prestigieux prix depuis 28 ans. La dernière victoire remontait à 1997 avec le film “Buud Yam” de Gaston Kaboré. Le sacre de Dani Kouyaté est donc perçu comme une renaissance du cinéma burkinabè sur la scène internationale.
La cérémonie de clôture, tenue au Palais des Sports de Ouaga 2000, a été empreinte d’émotion et de fierté nationale. Le public, venu en nombre, a manifesté son enthousiasme dès l’annonce du lauréat, scandant le nom du film avant même la proclamation officielle. Dans son discours de remerciement, Dani Kouyaté a dédié son prix au peuple burkinabè et aux soldats tombés pour la défense de la patrie, déclarant : “Je suis comblé. Je dédie cet Étalon d’or au vaillant peuple du Burkina et à tous ceux qui sont morts sur le champ de bataille pour défendre notre patrie. La lutte est âpre, mais la victoire est certaine.”
“Katanga, la danse des scorpions” a séduit le jury par son originalité et la qualité de son casting. Le film explore des thématiques profondes et intemporelles, reflétant la richesse culturelle du Burkina Faso. Les spectateurs présents lors des projections ont salué la maîtrise narrative et la profondeur des personnages, confirmant ainsi le talent incontestable de Dani Kouyaté.
Cette édition du FESPACO, qui s’est déroulée du 22 février au 1ᵉʳ mars 2025, a réuni des œuvres cinématographiques de 53 pays, avec le Tchad comme invité d’honneur. Le festival a une fois de plus démontré la vitalité et la diversité du cinéma africain, offrant une plateforme aux réalisateurs pour présenter des histoires authentiques et engageantes.
Le prochain rendez-vous du FESPACO est fixé du 27 février au 6 mars 2027, promettant de nouvelles découvertes cinématographiques et la célébration continue du talent africain.
Le triomphe de Dani Kouyaté avec “Katanga, la danse des scorpions” symbolise non seulement la résilience du cinéma burkinabè, mais également l’importance de raconter des histoires qui résonnent avec les réalités et les aspirations du continent africain.
Par Komi ABLE



