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Violences post-combat de lutte : des actes de vandalisme signalés à Golf

Dimanche dernier, après l’affrontement très attendu entre Franc et Ama Baldé, un autre spectacle, bien moins glorieux, s’est déroulé dans les rues de Golf. Des individus non identifiés ont semé la terreur, saccageant tout sur leur passage et plongeant le quartier dans une ambiance de chaos et de peur.

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, on peut voir des maisons aux vitres brisées, des balcons endommagés, ainsi que des véhicules et des magasins vandalisés. Des habitants sous le choc témoignent de scènes de violence gratuite, allant des agressions physiques aux vols à l’arraché. « C’était une véritable descente aux enfers. Des jeunes enragés couraient dans tous les sens, frappant et détruisant tout ce qu’ils trouvaient sur leur passage », raconte un résident encore traumatisé.

Ce n’est pas la première fois que de tels incidents se produisent après un combat de lutte au Sénégal. À chaque grand événement, l’insécurité gagne du terrain, plongeant les populations environnantes dans la psychose. De nombreux citoyens dénoncent le manque d’anticipation des forces de l’ordre et l’absence de mesures dissuasives. « Nous vivons un cauchemar à chaque combat de lutte. Avant, pendant et après, nous sommes constamment menacés », déplore un commerçant ayant perdu une grande partie de sa marchandise dans les pillages.

Face à ces dérives, des voix s’élèvent pour exiger une refonte de l’organisation de ces combats. Parmi les mesures proposées :
• Un renforcement du dispositif sécuritaire autour de l’arène nationale et dans les quartiers environnants.
• Une responsabilisation accrue des promoteurs de lutte, qui devraient être tenus de garantir la sécurité des populations.
• Une sensibilisation des supporters pour limiter les risques de violences post-combat.
• Un encadrement strict des flux de supporters, afin d’éviter les débordements dans les zones résidentielles.

Il est impératif que les nouvelles autorités prennent conscience de l’ampleur du problème et mettent en place des mesures adaptées. La lutte, sport roi au Sénégal, ne doit pas être associée à la peur et aux violences. Tant que ces incidents perdureront, l’image de cette discipline ancestrale risque d’être entachée, au détriment de son essence même : un art de combat ancré dans la tradition et le respect.
La balle est désormais dans le camp des dirigeants et des organisateurs pour rétablir l’ordre et permettre aux Sénégalais de vibrer au rythme de la lutte sans craindre pour leur sécurité

Par Komi ABLE

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