
Les assises nationales de la riziculture à Saint-Louis, clôturées le 18 janvier 2025, marquent une étape cruciale pour le secteur agricole sénégalais, en particulier pour une filière rizicole essentielle à la quête de souveraineté alimentaire du pays.
Avec plus de 350 participants, cet événement a permis de dresser un état des lieux des défis auxquels la filière est confrontée, tout en identifiant des pistes de solutions.
Le président du CIRIZ, Ousseynou Ndiaye, a tenu à préciser que le ministre de l’Agriculture, Dr. Mabouba Diagne, n’a pas promis l’annulation des dettes, mais s’est engagé à explorer toutes les options possibles avec les institutions bancaires pour offrir un répit aux agriculteurs endettés.
Cette démarche vise à leur permettre de reprendre leurs activités, un impératif pour renforcer la production locale et réduire la dépendance aux importations de riz.
La filière rizicole fait face à des obstacles majeurs, notamment liés à l’accès au financement, à la mécanisation, à la gestion de l’eau, et à la structuration des chaînes de valeur.
Toutefois, les échanges au cours de ces assises ont mis en lumière des opportunités prometteuses, comme l’amélioration des infrastructures agricoles, l’accompagnement technique des producteurs, et la mise en place de politiques publiques adaptées.
Ces efforts concertés entre acteurs publics et privés visent à transformer le secteur en un levier majeur pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, conformément aux ambitions affichées par le Sénégal.
La suite dépendra de la mise en œuvre des résolutions prises lors de ces assises, ainsi que de la capacité des décideurs à mobiliser des ressources pour soutenir durablement les agriculteurs.


