
L’article 137 du Code des Collectivités Territoriales prévoit une continuité institutionnelle stricte en cas d’indisponibilité du maire.
Toutefois, l’article 138 élargit les pouvoirs du remplaçant si la vacance est définitive (démission, décès ou révocation).
Ainsi, Ngoné Mbengue pourrait pleinement assumer la direction de la mairie si la situation actuelle mène à un remplacement permanent.
Contrairement à Soham El Wardini, qui avait adopté une gestion plutôt prudente après Khalifa Sall, Ngoné Mbengue pourrait jouer un rôle plus affirmé et stratégique, surtout si elle reçoit le soutien clair de son parti.
Sa capacité à dépasser la gestion des “affaires courantes” dépendra toutefois des alliances qu’elle construira et des priorités politiques qu’elle mettra en avant.
Si elle devient maire, Ngoné Mbengue renforcerait la présence des femmes à des postes clés au Sénégal, un symbole fort dans une société en quête de parité.
Elle devra concilier les attentes des citoyens de Dakar et les priorités de son parti, dans un contexte où les défis urbains (mobilité, assainissement, sécurité) sont pressants.
Sa prise de fonction pourrait réorienter les dynamiques politiques locales, en particulier face à des partis concurrents comme Pastef ou Benno Bokk Yakaar, qui surveillent de près l’évolution de la gouvernance à Dakar.
Le préfet de Dakar aura un rôle déterminant dans cette transition. Une confirmation rapide de son poste pourrait clarifier la situation politique, mais un retard ou un blocage pourrait engendrer des tensions.


