
Un rapport récent a révélé que les habitants de Lagos, la plus grande ville du Nigéria, ont dépensé 661 milliards de nairas (environ 1,3 milliard de dollars) pour des services de prostitution en 2024. Ce chiffre surprenant soulève des questions sur l’économie parallèle et la consommation des services dans la capitale économique nigériane.
Selon les experts, ces dépenses concernent des transactions dans un secteur informel, où les montants restent difficiles à quantifier précisément. La somme de 661 milliards de nairas représente une partie importante du revenu généré par les activités non réglementées dans la ville, qui abrite une population d’environ 24 millions d’habitants.
Les services de prostitution sont largement répandus à Lagos, où le marché est alimenté par des jeunes femmes locales et étrangères. Ce phénomène a des répercussions sur plusieurs aspects de la société, y compris la santé publique, la sécurité et les conditions de vie des travailleurs du sexe.
Les autorités nigérianes et des organisations non gouvernementales expriment leur préoccupation face à l’ampleur de ce marché. Plusieurs acteurs appellent à une réflexion sérieuse sur la régulation des secteurs parallèles pour mieux contrôler les flux financiers et assurer des conditions de travail plus sûres pour les travailleurs du sexe.
Certains analystes suggèrent que cette dépense pourrait également être liée à la croissance du secteur informel dans les grandes métropoles nigérianes, où les revenus traditionnels restent insuffisants pour une large portion de la population.
Pour certains experts, il serait crucial que le gouvernement prenne des mesures pour mieux encadrer ce secteur tout en s’attaquant aux racines sociales de la pauvreté et des inégalités économiques qui alimentent ce marché.
Par Komi ABLE


