
Face aux multiples tensions sociales et aux préavis de grève déposés par plusieurs syndicats, le Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS), dirigé par Mamadou Lamine Dianté, joue la carte de l’apaisement. La nouvelle administration, encore en phase d’installation, doit gérer des revendications syndicales de plus en plus pressantes.
Interrogé par L’Observateur, Mamadou Lamine Dianté reconnaît que ces mouvements sociaux ne sont pas surprenants. Selon lui, chaque changement de régime s’accompagne d’une période d’incertitude pour les travailleurs, qui cherchent à attirer l’attention sur leurs doléances.
« Il faut savoir que, lorsqu’un nouveau régime s’installe, les gens ont peur d’être oubliés. Ils cherchent donc à se signaler. Beaucoup de syndicats ont déposé leurs préavis sur notre table. »Le Haut Conseil du Dialogue Social affirme avoir reçu l’ensemble des syndicats concernés, afin de comprendre leurs préoccupations et d’éviter un recours aux grèves, qui pourraient paralyser certains secteurs clés comme l’éducation, la santé et les transports.
D’après Mamadou Lamine Dianté, ces échanges ont montré des signaux positifs :« Ils ont montré de très bonnes dispositions concernant la prise en charge de leurs préoccupations sans recourir à un arrêt de travail. »Ces tensions syndicales constituent un premier test d’envergure pour la nouvelle administration, qui doit faire face à une attente forte des travailleurs, notamment sur la question des conditions salariales, des acquis sociaux et de la réforme du secteur public.
Si le dialogue amorcé par le HCDS porte ses fruits, cela pourrait éviter une crise sociale et permettre au gouvernement de poser les bases d’une gouvernance plus inclusive. Dans le cas contraire, une montée des tensions risque de compliquer la gestion des premiers mois du régime en place.
Le prochain défi sera donc d’aboutir à des solutions concrètes et équilibrées pour répondre aux attentes sans compromettre l’équilibre budgétaire du pays.
Par Komi ABLE


