
Face aux récurrents délestages qui affectent le pays, le Gabon mise sur une solution innovante : l’installation de deux bateaux-usines pour produire de l’électricité au large de Libreville.
Cette initiative s’inscrit dans un partenariat entre le gouvernement gabonais et la société turque Karpowership, officialisé par une convention signée le 15 février 2025.Les deux navires, stationnés au large depuis mai dernier, sont équipés de centrales électriques flottantes capables de produire plusieurs mégawatts d’électricité.
Ce dispositif temporaire vise à stabiliser l’approvisionnement énergétique du pays, en attendant des investissements plus durables dans le secteur.Le gouvernement gabonais, confronté à une demande énergétique croissante et à un réseau vieillissant, voit en cette solution une réponse rapide et efficace aux coupures d’électricité.
« Ce projet marque une avancée majeure vers l’autosuffisance énergétique du Gabon. Nous devons garantir un accès stable à l’électricité pour les populations et les entreprises », a déclaré un représentant du gouvernement lors de la signature de l’accord.
De son côté, Karpowership, leader mondial des centrales flottantes, a déjà déployé des solutions similaires en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée-Bissau et en Sierra Leone.Les coupures fréquentes d’électricité ont un impact majeur sur les activités économiques et le quotidien des habitants.
L’arrivée de ces bateaux-usines pourrait améliorer la situation à court terme, mais des inquiétudes persistent quant au coût du projet et à sa viabilité à long terme.Le gouvernement assure cependant que ces navires constituent une solution transitoire avant la mise en œuvre de projets d’énergies renouvelables et de modernisation des infrastructures électriques.
Si cette initiative offre une réponse immédiate aux délestages, la question de l’indépendance énergétique du Gabon demeure. L’État devra investir dans des infrastructures durables, notamment les énergies hydroélectriques et solaires, pour garantir une production stable et pérenne.
En attendant, les Gabonais espèrent que ces bateaux-usines marqueront la fin des coupures récurrentes et le début d’une ère énergétique plus stable pour le pays.
Par Komi ABLE

