
Exclu de l’élection présidentielle du 28 décembre, l’opposant guinéen en exil Cellou Dalein Diallo a annoncé son intention de saisir la Cour de justice de la CEDEAO contre l’État guinéen. Selon lui, le refus de son enrôlement dans le fichier électoral constitue une « décision injuste et illégale ».
Son avocat, Vincent Brengarth, a précisé que cette démarche se justifie par l’absence de perspectives favorables auprès des juridictions internes, jugées incapables de garantir un recours effectif.
Toutefois, plusieurs interrogations persistent : la Cour de justice de la CEDEAO pourra-t-elle rendre un jugement avant l’échéance électorale ? Et si un verdict est rendu, comment pourrait-il être appliqué, sachant que l’institution n’a aucun mécanisme contraignant pour obliger un État membre à exécuter ses décisions ?
Cette situation met en lumière les limites des recours régionaux face aux contestations électorales et interroge sur la protection juridique des opposants en Afrique de l’Ouest.
Par Komi ABLE


