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Ndiama Pakao : Le drame du 28 août révèle des années de négligence sur la sécurité routière

À Ndiama Pakao, la douleur et la colère se mêlent depuis hier, suite à un accident tragique qui a coûté la vie à une fillette de 5 ans. Un drame qui, selon les habitants, résulte d’un problème ancien resté sans solution : l’absence de dos d’âne sur la route traversant le village.

Un problème signalé depuis 2020

Les habitants rappellent que la demande de ralentisseurs ne date pas d’hier. « Depuis 2020, nous avons demandé l’installation de dos d’âne pour sécuriser le village », expliquent-ils. Autrefois, cinq dos d’âne existaient sur cet axe, mais ils ont été supprimés lors des travaux de réhabilitation de la route.
À la suite de nombreuses sollicitations, le préfet et le commandant de brigade étaient même venus inspecter les lieux afin de délimiter les points où ces ralentisseurs devaient être installés. Mais, depuis, rien n’a été fait.

Des animaux aux enfants : la route devenue un danger

Avant ce drame, ce sont surtout les animaux (moutons, porcs) qui étaient victimes des excès de vitesse des véhicules. Les habitants dénoncent la circulation à « vive allure, comme sur une autoroute », sans aucun respect des règles de prudence.
Hier, ce sont les vies humaines qui ont été frappées. Vers 10h du matin, une voiture a percuté de plein fouet une fillette de 5 ans. Grièvement blessée — jambes fracturées et traumatisme crânien — elle n’a pas survécu, décédant avant 18h.

Colère et manifestations

Le drame a suscité une vive réaction des habitants, sortis en masse pour manifester. Le véhicule incriminé a été identifié : selon le chauffeur, il appartient au ministère des Infrastructures, information confirmée par le sous-préfet.

Les demandes du collectif

Face à ce qu’ils considèrent comme une négligence des autorités, les habitants, par la voix de leur porte-parole Abdoulaye Dabo, réclament :

  • Une indemnisation intégrale de la famille par l’État,
  • La prise en charge totale de la famille par les pouvoirs publics,
  • L’installation immédiate de dos d’âne dans le village,
  • Et ils annoncent être prêts à déposer plainte dès aujourd’hui contre le chauffeur et contre l’administration du ministère des Infrastructures.

Un appel à la responsabilité de l’État

Pour Ndiama Pakao, cette tragédie est le prix d’années de négligence. Les habitants ne comptent plus se taire et exigent désormais des actes concrets pour éviter que d’autres vies ne soient sacrifiées sur cette route devenue un piège mortel.

Par Oumy Thiare

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