
Face à la persistance de la crise politico-militaire en Guinée-Bissau, un groupe de chercheurs, universitaires et professionnels guinéens propose une nouvelle voie pour restaurer l’ordre constitutionnel.
Dans une proposition adressée notamment à l’Union africaine, à la CEDEAO, à la CPLP, à l’Union européenne et aux Nations unies, les signataires plaident pour un cadre transitoire largement reconnu et inclusif.
Cette initiative intervient après le coup d’État du 26 novembre 2025, qui avait interrompu le processus électoral.
La CEDEAO avait alors exigé une transition civile de courte durée, la libération des responsables politiques détenus et l’organisation d’élections crédibles.
Le sommet de Lungi du 19 juillet 2026 a notamment fixé au 30 août le référendum constitutionnel et au 6 décembre les élections générales.
Les auteurs recommandent d’abord un cessez-le-feu politique, la libération des prisonniers politiques et des garanties de sécurité pour les dirigeants de l’opposition.
Ils proposent également une table ronde nationale réunissant partis politiques, société civile, femmes, jeunes, autorités religieuses et traditionnelles, diaspora, médias, syndicats et acteurs économiques.
La proposition prévoit aussi la désignation d’un président de transition civil, indépendant des partis et accepté par consensus.
Un gouvernement d’union nationale devrait l’accompagner, tandis que les forces armées participeraient aux négociations tout en s’engageant progressivement à se retirer de la vie politique et à se professionnaliser.
Enfin, les signataires préconisent des réformes constitutionnelles, judiciaires et électorales consensuelles, ainsi qu’un calendrier précis jusqu’au transfert du pouvoir aux autorités élues.
Ils estiment que cette approche pourrait concilier légitimité démocratique, prévention des violences et stabilité institutionnelle.
Par Komi ABLE



