
Les autorités de Afrique du Sud ont procédé jeudi à l’évacuation de plusieurs centaines de migrants installés dans un centre paroissial de Durban, après une recrudescence des intimidations visant les étrangers, notamment ceux en situation irrégulière.
Près de 400 ressortissants de la République démocratique du Congo, du Rwanda, de Éthiopie, de Somalie, du Burundi, de Ouganda et de Tanzanie ont été transférés vers un centre gouvernemental pour réfugiés. Ces migrants avaient trouvé refuge dans les locaux du Conseil des Églises Diakonia après plusieurs actes de harcèlement signalés dans certains quartiers populaires.
Selon des témoignages recueillis sur place, des groupes hostiles auraient mené des campagnes de porte-à-porte exigeant le départ des étrangers avant le 30 juin, sous peine de violences. Une réfugiée congolaise, Miriamu Mokonzi, affirme avoir reçu des menaces directes contre sa famille.
Lors de l’évacuation, des militants anti-immigration ont applaudi le départ des migrants en criant des slogans hostiles. Plusieurs passagers ont alors montré leurs papiers d’identité à travers les vitres des bus pour prouver la régularité de leur séjour.
Cette mobilisation est notamment portée par le mouvement March and March, dirigé par Jacinta Ngobese-Zuma. Le groupe accuse les migrants de favoriser la criminalité et le chômage, tout en affirmant rejeter les violences physiques.
Par Komi ABLE


