
Le président ougandais Yoweri Museveni a promulgué une nouvelle loi visant à encadrer, voire limiter, l’influence étrangère dans le pays, un texte déjà au cœur de vives controverses politiques et juridiques.
La loi, adoptée par le Parlement puis signée par le chef de l’État, criminalise la promotion des « intérêts d’un étranger au détriment des intérêts de l’Ouganda ». Elle interdit également toute action menée pour le compte d’intérêts étrangers sans l’accord préalable du gouvernement, notamment dans l’élaboration ou la mise en œuvre de politiques publiques.
Cette législation est présentée par ses défenseurs comme un outil de protection de la souveraineté nationale. Mais les organisations de défense des droits humains alertent sur des formulations jugées vagues, qui pourraient permettre de criminaliser des formes d’opposition politique ou de limiter l’espace civique.
Le gouvernement rejette ces critiques et accuse ses détracteurs d’exagérer la portée du texte. Les sanctions prévues sont lourdes, pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison et de fortes amendes, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions autour de la gouvernance en Ouganda.
Par Komi ABLE


