
En Afrique du Sud, un tribunal a validé, jeudi 14 mai 2026, la tenue du procès pour corruption opposant l’ancien président Jacob Zuma au groupe français Thales. Cette décision met fin à plusieurs tentatives de report dans un dossier judiciaire tentaculaire.
L’affaire remonte à un contrat d’armement d’environ 2 milliards de dollars signé dans les années 1990 pour l’achat d’avions de chasse, de patrouilleurs et d’équipements militaires auprès de plusieurs entreprises européennes, dont Thales, alors connue sous le nom de Thomson-CSF.
Jacob Zuma est accusé d’avoir perçu des pots-de-vin en échange d’une protection politique liée à ce contrat, dans une affaire devenue l’un des plus longs scandales politico-judiciaires du pays.
Surnommée « Stop Stalingrad » en raison des multiples recours visant à retarder la procédure, l’affaire a été marquée par des contestations successives et des récusations de magistrats. Le juge Nkosinathi Chili a estimé que « l’intérêt de la justice » imposait la tenue du procès, afin d’éviter tout discrédit de l’administration judiciaire.
Par Komi ABLE


