
Alors que Félix Tshisekedi n’a pas encore bouclé son second mandat, l’initiative de sa majorité suscite déjà de vives interrogations. L’Union sacrée de la nation a officiellement lancé un appel à contributions pour une révision de la Constitution, ouvrant un débat sensible dans le paysage politique congolais.
Ce lundi 20 avril, André Mbata, secrétaire permanent de la coalition présidentielle, a invité l’ensemble des forces vives à participer à cette réflexion. Partis politiques, organisations de la société civile, confessions religieuses et citoyens sont appelés à soumettre leurs propositions d’ici au 20 mai.
Officiellement, il s’agit d’engager une réflexion nationale inclusive sur l’évolution des institutions. Mais dans les rangs de l’opposition et d’une partie de la société civile, cette démarche est perçue avec suspicion, certains y voyant une tentative déguisée de modifier les verrous constitutionnels limitant le nombre de mandats présidentiels.
Ce débat ravive ainsi les tensions autour de l’alternance démocratique en République démocratique du Congo. Dans un contexte politique déjà fragile, la question d’un éventuel troisième mandat pourrait devenir un point de crispation majeur dans les mois à venir.
Par Komi ABLÉ


