
Le parti au pouvoir en République démocratique du Congo, l’UDPS, a annoncé son intention de modifier la Constitution de 2006 afin de permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat. Le second mandat du chef de l’État prendra fin en 2028.
Samedi 7 mars à Kinshasa, le secrétaire général du parti, Augustin Kabuya, a déclaré : « Soyez calmes, nous allons toucher à cette Constitution ». Le ministre des Sports, Didier Budimbu, proche allié du président, a ajouté : « Nous allons tout droit vers un troisième mandat, nous n’aurons pas honte. »
La Constitution actuelle interdit expressément un troisième mandat présidentiel, mais les dirigeants de l’UDPS estiment que le peuple pourrait décider d’un changement constitutionnel. Selon André Mbata, le calendrier électoral n’est pas encore un problème et le débat peut se poursuivre jusqu’en 2028.
Cette annonce relance le débat sur la limitation des mandats en RDC, un sujet sensible dans le pays où toute modification constitutionnelle suscite traditionnellement de fortes réactions politiques et sociales.
Par Komi ABLE


