
Lors d’une prise de parole remarquée à l’Assemblée nationale, le député Thierno Alassane Sall a déclaré sans ambiguïté qu’il ne soutiendra pas la proposition de loi visant à durcir la législation contre l’homosexualité. Sa position tranche avec celle d’une grande partie de la classe politique qui se montre favorable à un renforcement des sanctions prévues par la loi.
Selon le député, son choix repose sur des principes liés à l’État de droit et aux libertés fondamentales. Il estime que le rôle du législateur doit être de garantir les droits et les libertés, plutôt que de renforcer des dispositions pénales ciblant des comportements relevant de la vie privée.
« Je ne voterai pas cette loi », a-t-il affirmé clairement devant ses collègues, soulignant qu’il refuse de soutenir un texte qu’il juge contraire aux valeurs démocratiques et aux engagements internationaux du pays en matière de droits humains.
Cette déclaration intervient alors que le débat autour de cette proposition de loi suscite de fortes tensions au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Les partisans du texte estiment qu’il répond à des préoccupations culturelles et sociales largement partagées, tandis que ses opposants dénoncent une initiative susceptible d’accentuer la stigmatisation et de porter atteinte aux libertés individuelles.
La prise de position de Thierno Alassane Sall pourrait alimenter davantage les discussions à l’Assemblée nationale, où le projet de loi continue de faire l’objet de débats intenses. Plusieurs observateurs s’attendent à des échanges houleux avant un éventuel vote sur le texte.
Dans ce contexte, la question du durcissement de la législation reste au cœur des discussions politiques, révélant les profondes divisions qui traversent la société et la classe politique sur ce sujet sensible.
Par Aminata Diatta


