
Lors de l’assemblée générale de « Diomaye Président », une prise de parole remarquée a marqué les débats autour de l’exercice du pouvoir. Le guide religieux Ahmed Khalifa Niass a publiquement défini sa posture vis-à-vis du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, en livrant une lecture stricte de l’autorité présidentielle face aux logiques d’alliances politiques.
Selon des informations relayées par Kawtef, Ahmed Khalifa Niass a tenu à distinguer son vote personnel de son devoir citoyen. S’il affirme ne pas avoir voté pour l’actuel président lors de l’élection, il estime toutefois que soutenir un chef d’État choisi par le suffrage universel relève d’une double obligation, à la fois républicaine et religieuse. Dans cette logique, la minorité doit s’aligner sur la décision de la majorité.
Au-delà de cette position de principe, son intervention s’est surtout concentrée sur l’indépendance de l’institution présidentielle. Pour lui, même si des acteurs politiques ont soutenu et porté la candidature de Bassirou Diomaye Faye, le président ne doit être soumis à aucune tutelle personnelle, sa mission étant avant tout de représenter la volonté de la Nation.
Cette vision se traduit par une conception forte de l’autorité exécutive. Ahmed Khalifa Niass a affirmé qu’une fois investi, le chef de l’État reste le seul maître à bord jusqu’à la fin de son mandat en 2029. Une analyse qu’il a conclue avec une touche d’humour en déclarant : « Je Diomaye, tu Diomaye, nous Diomayons… ».
Par Komi ABLE


