
À Grand Yoff, le crépuscule transforme le marché en un festival de senteurs et de couleurs. À l’approche du « ndogou », les étals débordent de beignets dorés, de riz au poulet, de poisson grillé et de jus sucrés. Mais derrière cette effervescence, les conditions sanitaires inquiètent. Poussière, chaleur étouffante et mouches attirées par les marmites exposées à l’air libre composent un décor peu rassurant.
Fatou Diouf, mère de famille, parcourt les allées avec prudence. « Tout a l’air bon, mais je fais attention. Les conditions ne sont pas toujours saines », confie-t-elle. Autour d’elle, la foule se presse, impatiente de rompre le jeûne.
Plus loin, un vendeur de jus manipule ses bouteilles à mains nues, reconnaissant la difficulté de respecter les règles d’hygiène face à l’affluence.
Entre nécessité économique et impératif sanitaire, le marché illustre un défi récurrent : garantir la sécurité alimentaire sans freiner l’activité vitale des petits commerçants.
Par Komi ABLE


