
Au Burkina Faso, les autorités exigent désormais des entités religieuses, ONG et associations qu’elles se conforment aux règles comptables de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), à l’instar des entreprises commerciales.
Églises, mosquées et organisations associatives devront ainsi tenir une comptabilité régulière, établir un bilan d’ouverture et produire des états financiers conformes aux normes en vigueur. Cette mesure vise à renforcer la transparence et à mieux encadrer les flux financiers, notamment en matière de financements extérieurs.
Les autorités justifient cette décision par la nécessité de lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement illicite, dans un contexte sécuritaire sensible.
Si certains saluent une avancée vers plus de rigueur et de traçabilité, d’autres acteurs religieux et associatifs redoutent une lourdeur administrative et s’interrogent sur les modalités pratiques d’application de ces nouvelles exigences.
Par Komi ABLE


