
Le Burundi a officiellement présenté la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall pour succéder à António Guterres à la tête de l’ONU. Une annonce qui surprend, tant il est d’usage qu’un État soutienne lui-même son ressortissant pour une fonction aussi stratégique.
Ce choix soulève des interrogations diplomatiques. L’absence d’initiative publique de Dakar peut traduire une prudence stratégique ou révéler un contexte politique particulier. Voir un autre pays africain porter cette ambition n’est pas anodin.
Le climat entre l’actuel président Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur reste marqué par une rupture politique assumée. La nouvelle gouvernance s’est construite en opposition au bilan de Macky Sall.
Dans ce contexte, la candidature à l’ONU prend une dimension symbolique. Elle interroge sur le positionnement international du Sénégal et sur la capacité de l’Afrique à parler d’une seule voix.
Par Komi ABLE


