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Tendimane : de l’incohérence du découpage administratif


Situé juste avant Balinghore, le village de Tendimane fait aujourd’hui face à une situation administrative que de nombreux habitants jugent incompréhensible. Héritage du découpage administratif intervenu après l’indépendance du Sénégal, Tendimane se retrouve rattaché à Tenghory, localité située après Bignona. Une configuration qui pose un réel problème de cohérence territoriale et de gouvernance locale.

Pour les populations, cette organisation administrative ne reflète ni la réalité géographique ni les dynamiques sociales et économiques du territoire. Les liens naturels, commerciaux et humains de Tendimane semblent davantage orientés vers Balinghore que vers Tenghory. La proximité géographique, les échanges quotidiens, ainsi que les attaches familiales et culturelles renforcent ce sentiment d’appartenance plus marqué à l’espace de Balinghore.

Or, sur le plan administratif, Tendimane dépend de Tenghory, une commune située après la ville de Bignona, dans le département du même nom. Cette situation engendre des difficultés concrètes : accès plus complexe aux services administratifs, lenteurs dans le traitement des dossiers, éloignement des centres de décision et, pour beaucoup, un profond sentiment d’abandon. Les déplacements nécessaires pour accomplir des formalités deviennent contraignants, tant en termes de temps que de moyens financiers.

Face à cette incohérence, une revendication claire émerge : l’intégration de Tendimane à la commune de Balinghore afin de rétablir une logique territoriale plus fonctionnelle. Une telle mesure permettrait de rapprocher l’administration des administrés, de fluidifier la gestion des affaires locales et de renforcer l’efficacité de l’action publique. Elle contribuerait également à consolider les dynamiques économiques déjà existantes entre Tendimane et son environnement immédiat.

À défaut de ce rattachement, les populations plaident depuis plusieurs années pour la création de la commune du Yeumeukeuy, qui regrouperait Soutou, Diourou, Kouteghor, Niassaran, Pyran, Tendieme, Boutolate, Éguilaye, Kaoudioule et Djimakacore. Plusieurs rencontres et colloques ont été organisés afin de porter cette revendication auprès des autorités compétentes. Toutefois, malgré la mobilisation et la constance des démarches entreprises, aucune avancée concrète n’a, à ce jour, été enregistrée.

Aujourd’hui encore, les habitants de Tendimane continuent de subir les conséquences d’un découpage administratif qu’ils n’ont pas choisi. Leur mobilisation traduit une aspiration légitime à une organisation territoriale plus cohérente, plus équitable et mieux adaptée aux réalités locales. La question mérite d’être examinée avec sérieux par les pouvoirs publics, dans un esprit de dialogue, d’écoute et de justice territoriale.

Par Aminata Diatta

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