
L’ancien international sénégalais Diomansy Kamara a récemment pris position sur la place du football dans un contexte marqué par des tensions sociales, appelant à ne pas dissocier la célébration sportive des réalités vécues par une partie de la population.
Si le football demeure un vecteur de rassemblement et de ferveur populaire au Sénégal, l’ex-attaquant des Lions de la Teranga estime qu’il est difficile de parler de fête nationale lorsque certains compatriotes sont privés de liberté. « Personne n’est libre tant qu’ils sont emprisonnés », a-t-il notamment déclaré, soulignant la nécessité de faire primer la solidarité sur l’euphorie collective.
Par cette prise de parole, Diomansy Kamara insiste sur la responsabilité morale qui incombe aux figures publiques, en particulier aux anciens sportifs bénéficiant d’une forte audience. Son intervention s’inscrit dans une volonté de rappeler que le sport, bien qu’étant un espace d’unité, ne peut être totalement déconnecté des enjeux sociaux et civiques.
Cette posture, rarement exprimée publiquement par d’anciens internationaux, témoigne d’un engagement qui dépasse le cadre strictement sportif et relance le débat sur le rôle des personnalités du football dans la sphère publique.
Par Aminata Diatta


