
Le Tchad a annoncé lundi la fermeture de sa frontière avec le Soudan jusqu’à nouvel ordre. Cette décision fait suite à des “incursions répétées” de groupes armés impliqués dans la guerre qui ravage le territoire soudanais.
Dans un communiqué officiel, N’Djaména affirme vouloir “prévenir tout risque d’extension du conflit” sur son sol. La mesure intervient après l’attaque, ce week-end, de la ville d’Al-Tina, au Darfour, par les Forces de Soutien Rapide (FSR). Les paramilitaires ont revendiqué la prise de cette localité stratégique située à la frontière tchadienne.
Ce n’est pas un incident isolé. En janvier dernier, une altercation avec des éléments des FSR avait coûté la vie à sept soldats tchadiens, ravivant les tensions dans cette zone sensible.
Le gouvernement tchadien se réserve désormais “le droit de riposter contre toute agression ou violation” de son territoire. Si les déplacements transfrontaliers de biens et de personnes sont suspendus, des dérogations exceptionnelles restent possibles pour des raisons humanitaires, alors que des centaines de milliers de réfugiés soudanais ont trouvé refuge au Tchad depuis avril 2023.
Par Komi ABLE


